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 SOLDATS ALGERIENS lors de la 1ére guerre mondiale Next topic
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Survival


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PostPosted: Sat 12 Apr - 00:46 Reply with quoteBack to top

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Royglise, groupe d'algériens. (Commune de Noyon. Oise France. 1917).

Ces soldats — on les appelait goumiers, spahis ou tirailleurs sénégalais — qui venaient de toutes les colonies de l'époque formaient plus de la moitié des troupes françaises qui ont débarqué en Méditerranée : 120 000 sur un total de 230 000. Mais ces “indigènes” méprisés et opprimés n'étaient soudain hissés au rang de Français que pour être envoyés en première ligne, se faire trouer la peau. Ils avaient été recrutés dans les régions les plus pauvres, comme les montagnes de l'Atlas au Maroc ou dans les Aurès en Algérie. Présentés comme des engagés volontaires, ils étaient bien souvent enrôlés de force, tel cet ancien combattant marocain qui raconte que le recruteur lui a dit : “Soit tu viens avec nous, soit tu vas en prison” ! Les officiers qui les encadraient étaient souvent d'anciens vichyssois, que la défaite certaine de l'Allemagne avait convertis en résistants de la dernière heure. Les gouvernements passent, mais les armées et les polices restent ! Des dizaines de milliers de soldats africains, antillais, maghrébins, ont été envoyés au casse-pipe, tout cela pour quoi ? Cette “libération” sous la houlette d'un De Gaulle n'a pourtant pas été la leur — et pas davantage celle des travailleurs en France. Les colonies, l'exploitation de leurs populations et de leurs richesses ont continué d'être un enjeu de taille pour l'impérialisme français. Et dès la fin de la guerre, l'Etat français s'est employé à rappeler à tous les peuples qu'il opprimait que rien n'avait changé : on s'était servi d'eux comme chair à canon, mais ils pouvaient dégager ! La colonisation continuait comme avant ! L'indépendance que la France avait retrouvée avec la fin de l'occupation allemande n'était pas pour eux. Chez eux, au contraire, continuait l'occupation française. Brutale. Dès le 8 mai 1945, en pleine célébration de la “victoire contre le fascisme”, alors que les Algériens de Sétif manifestaient pour leur part de liberté, l'armée française et les milices de colons massacraient plus de 40 000 personnes...
 

Témoignage de l'historien et réalisateur Eric Blanchot

Ces régiments de soldats indigènes venus d'Algérie, du Maroc, de Tunisie... Ces appelés du contingent ou engagés dans ce qu'on appelait alors les armées d'Afrique de la France coloniale, qui ont fait les campagnes d'Italie, du Midi de la France et de l'Alsace. Bravant les maquis torrides du Sud et la rudesse de l'hiver 1944 des montagnes vosgiennes et de l'Alsace, ils sont des milliers de tirailleurs à mourir dans l'anonymat pour permettre à De Gaule et à la France de s'asseoir à la table des vainqueurs et de se libérer du joug hitlérien. Morts ou rescapés des tranchées et des combats aux avant-postes, ils seront les oubliés de la fête et des griseries de la victoire. L'historiographie officielle ne tressera pas des lauriers : victimes collatérales du péché vichyste et pétainiste de la majorité des Français des colonies d'Afrique du Nord avec qui la République victorieuse solde ses comptes, ils auront droit à de vagues citations dans les manuels d'histoire.  
 
 
 
 
 


 

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Si la lueur des cerisiers fleuris sur les collines durait plus longtemps que quelques jours , nous l'aimerions aussi tendrement .
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