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 Harraga,jeunes Algériens dans l'aventure Next topic
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ghadames
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            Ce sont nos enfants !

  
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Harraga : l'étendue du désespoir Nager à contre-courant de la vie est le lot de jeunes algériens aigris par les vicissitudes de leur quotidien et par le manque de perspectives d'un avenir meilleur. A Annaba, des dizaines de jeunes partent dans des embarcations de fortune, préférant léguer leur sort à la mer que de continuer à subsister en marge de la vie. En somme, le désespoir défie la mort. Ce phénomène qui s'est propagé dans la plupart des localités de l'Algérie n'a suscité aucune mesure dans un pays où la jeunesse est sa première richesse. La vie d'un Algérien a-t-elle si peu de valeur ?


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le coeur perçoit ce que l'oeil ne voit pas
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caramel
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Joined: 08 Jan 2008
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PostPosted: Sat 29 Mar - 12:52 Reply with quoteBack to top

que c'est bien triste quand la jeunesse en arrive à ce stade là !

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MilianaVille
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PostPosted: Mon 31 Mar - 11:16 Reply with quoteBack to top

Ils sont des « milliers », selon la LAADH, à croupir dans les prisons

Des harraga internés en Libye et en Tunisie

Selon la Ligue de la défense des droits de l’homme (LADDH), des milliers de jeunes harraga ont été interceptés au large et conduits tout droit vers des centres d’internement en Libye ou vers des prisons tunisiennes.

C’est une révélation fracassante qu’a faite hier Kamel Daoud, membre du bureau exécutif de la Ligue de la défense des droits de l’homme (LADDH). « Des milliers » de harraga algériens échouent dans des prisons et des centres d’internement en Libye et en Tunisie. Dans une conférence de presse animée hier, ce militant des droits de l’homme a rendu compte à la presse nationale et à l’opinion publique des résultats d’une enquête qu’il a menée sur toute la côte est du pays, notamment à Annaba. Il en ressort, d’après lui, que des milliers de jeunes harraga ont été interceptés au large et furent conduits tout droit vers des centres d’internement en Libye ou vers des prisons tunisiennes pour les plus « chanceux ». L’orateur, qui annonce la mise sur pied d’un comité national des disparus, de la mer cette fois, attire l’attention des autorités sur la « gravité » de la situation, mais aussi sur le profond désarroi de ces « centaines » de familles qui n’ont plus de nouvelles de leurs enfants. « Ça chauffe vraiment à Annaba ! », affirme Kamel Daoud qui révèle que beaucoup de familles veulent aller directement voir les autorités tunisiennes et libyennes pour demander des nouvelles de leurs enfants « officiellement portés disparus ». L’inquiétude de ces familles est d’autant plus grande que 64 ressortissants marocains — harraga également — auraient été « enterrés sous X dans une fosse commune ». Kamel Daoud pointe du doigt les autorités libyennes surtout coupables de faire « le sale boulot » au profit de l’Union européenne. Le dispositif de lutte contre l’immigration clandestine mis au point par l’Union européenne met à la disposition de la Libye tous les moyens matériels et logistiques (frégates, hélicoptères…) pour « pêcher » les harraga au large. Une fois interceptés avant d’atteindre les côtes italiennes ou espagnoles, les harraga sont conduits directement vers des centres d’internement également financés par l’Union européennes au pays de Kadhafi. Puis, c’est le silence jusqu’à ce que mort s’ensuive… Voilà résumé le travail des Libyens chargés par l’UE de « cueillir » des jeunes Algériens en mer avant de les jeter dans des centres de rétention dont ils n’en sortiront probablement plus jamais…

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L’arme fatale de l’UE pour Kadhafi
Il est vrai que le pays de Mouammar Al Kadhafi est redevenu, comme par enchantement, fréquentable aux yeux des dirigeants européens qui lui offrent même des centrales nucléaire… Et ce travail de piraterie est fait plus humainement, plutôt moins dramatiquement par les gardes-côtes tunisiens, d’après l’enquête de la LADDH. Ces derniers immobilisent les harraga au large et leur extorquent 100 euros chacun puis leur donnent le choix de continuer l’aventure vers la Sardaigne ou alors les raccompagner en Tunisie. Mais malheur à ceux qui font le choix de rejoindre le pays de Ben Ali. Il sont directement conduits vers… les prisons. Pour ces derniers, c’est le rêve qui vire au cauchemar. Leurs familles, elles, subissent un drame de ne pas savoir où sont-ils, explique Kamel Daoud, soutenant que quasiment toutes les wilayas de l’Est disposent d’un quota de harraga. « De Annaba jusqu’à El Kala, presque toutes les familles sont touchées par le phénomène », affirme-t-il se basant sur une enquête sur le terrain effectuée par le comité des disparus. Les dirigeants de la LADDH, à leur tête son président, maître Mustapha Bouchachi et maître Ali Yahia Abdenour, se sont relayés pour dénoncer le « silence » des autorités face à ce phénomène. « Ce sont des citoyens algériens, l’Etat se doit de les protéger », s’écrie maître Ali Yahia. Et à Kamel Daoud d’asséner : « On doit avoir honte du phénomène de harraga pour un pays qui amasse des pétrodollars ! »

Hassan Moali




El Watan, édition du Dimanche 30 mars 2008

Port d’Alger
16 harraga interceptés dans un navire
Rien ne semble arrêter les jeunes dans leur désir de braver la mort pour rejoindre l’Europe.

Mardi soir, les services de police du port d’Alger ont fait avorter une opération d’émigration clandestine à destination de l’Italie. Agissant sur la base d’informations, les policiers sont intervenus à temps, au moment où un navire chargé de verre devait larguer ses amarres pour prendre la mer pour une traversée de plus de 36 heures. Une fouille minutieuse à bord a permis la découverte de 16 personnes, des jeunes âgés entre 18 et 35 ans, cachés dans des remorques spéciales scellées avant leur embarquement par les services des douanes. Les 16 candidats à l’émigration clandestine ont été présentés mercredi matin au parquet d’Alger. Les services de police sont, selon nos sources, en train de poursuivre leur enquête pour déterminer le circuit emprunté par les jeunes harraga et surtout situer les responsabilités dans cette opération. Pour nos sources, celle-ci a avorté du fait de la surveillance particulière du port d’Alger, lors de l’embarquement de la marchandise, par les services de sécurité, depuis l’affaire des 13 émigrés clandestins arrêtés à leur arrivée au Canada après une traversé à bord d’un bateau qui a duré 26 jours. Ainsi, tous les moyens sont bons pour arriver à bon port, même si c’est au détriment de la vie des candidats au voyage. Au début de mars 2007, les services des garde-côtes ont débarqué au port d’Alger 32 harraga qu’ils ont secourus alors qu’ils étaient en danger de mort au large de la côte de Ténès. Ils avaient pris le départ pour la côte espagnole à bord de petites embarcations à partir de la plage de Sidi Lakhdar, près de Mostaganem, avant de se perdre quatre jours plus tard du fait des mauvaises conditions météorologiques. De janvier au 2 mars 2008, les services des garde-côtes ont intercepté 419 harraga qui tentaient une traversée vers l’Espagne et l’Italie. L’Association de défense des droits de l’homme d’Andalousie (APDH-A) a affirmé, dans son rapport intitulé « Droits de l’homme dans la frontière en 2007 », qu’un total de 921 immigrants clandestins ont trouvé la mort en 2007 en tentant d’atteindre les côtes espagnoles à bord de petites embarcations. Sur les 921 morts, 287 sont originaires d’Afrique du Nord. Elle a noté qu’au cours des deux premiers mois de 2008, 89 immigrants clandestins sont déjà morts en tentant de gagner les côtes espagnoles à bord d’embarcations de fortune.

Salima Tlemçani

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MilianaVille
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PostPosted: Mon 31 Mar - 11:21 Reply with quoteBack to top

téléchargez tout le journal en PDF: (04/03/ 2008)
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http://www.lequotidien-oran.com/pdfs/04032008.zip

Elles en appellent au gouvernement Familles de harraga, l'autre face du drame
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Dans une conférence de presse donnée hier dans son nouveau siège à Alger, la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH) regrette de constater le recul dans le respect des droits de l'homme.

Ouvrant la séance, le nouveau président de la ligue, Mustapha Bouchachi, a d'abord attiré l'attention sur l'état d'urgence qui, dira-t-il, handicape la contestation des citoyens. Se solidarisant avec le peuple palestinien, il regrette le fait que dans le monde des voix s'élèvent pour dénoncer les agressions de l'armée israélienne contre la Palestine, alors que le citoyen algérien ne peut manifester, hélas, sa colère et cela depuis l'instauration de l'état d'urgence. Une décision à qui l'on prête cette régression de la vie politique.

L'un des animateurs de la conférence, Me Noureddine Benissad, dans son intervention, a indiqué que l'état d'urgence « semble s'éterniser dans le temps » et d'expliquer que cette décision est prise, selon lui, « en violation de la constitution et des lois ».

Prenant la parole, Me Ali Yahia Abdenour a rappelé que les droits de l'homme sont indivisibles et universels et s'appliquent à tous. Revenant sur les dernières grèves dans le secteur de la fonction publique, le président d'honneur de la ligue a dénoncé un recours « systématique » à la justice, alors que les travailleurs sont dans leur « bon droit ». D'autant, ajoute-t-il, que l'Algérie est signataire des conventions internationales relatives aux droits économiques et syndicaux. « Au mouvement des travailleurs, on ne peut opposer chaque fois la justice », dira-t-il.

Le phénomène des harraga, sujet brûlant d'actualité, semble, selon la ligue, directement lié à l'inexistence d'une politique de distribution des richesses du pays. Le président de la LADDH, Mustapha Bouchachi, indiquera « nous devrions avoir honte pour un Etat si riche ». L'on soutient que le phénomène de l'émigration clandestine prend des proportions alarmantes et de plus en plus de jeunes sont tentés par un départ qui se termine le plus souvent par le drame de « l'emprisonnement ou de la mort ».

Prenant le relais sur cette question, Kamel Daoud, un avocat du barreau de Annaba et membre de la ligue, a indiqué que des parents de harraga dans la région de Annaba ont déclaré que leurs enfants ayant tenté l'immigration clandestine sont prisonniers dans des pays de la Méditerranée comme la Tunisie, l'Italie ou l'Espagne. Mais ils soupçonnent que c'est surtout en Libye qu'ils sont les plus nombreux. Le même intervenant ira jusqu'à parler d'un « Guantanamo » libyen.

Ces familles, en phase de constituer une association des harraga disparus, signalent qu'ils ont déjà fait des pétitions en direction des députés et en appellent cette fois-ci à l'Etat et au gouvernement pour prendre en main ce dossier. Ces familles, est-il expliqué, « croient dur comme fer que si leurs enfants sont en Europe, ils l'auraient su. S'ils sont morts, leurs corps auraient été rejetés par la mer. En outre, Bouchachi a évoqué des cas de torture à la prison d'El-Harrach.

Pour ce qui est des libertés politiques et de la liberté de la presse, la ligue « ne comprend pas pourquoi on refuse aux professionnels de créer des organes de presse, au moment où la loi le leur permet ». Le président de la LADDH précise: « Il leur est seulement demandé d'informer le procureur de la République de la création du journal ».

S'agissant de la position de la ligue en ce qui concerne la révision de la constitution et un troisième mandat au président de la République, son président a indiqué qu'il y a lieu de voir s'il est « judicieux » de faire une révision de la constitution et quel est son objet. Bouchachi précise que la ligue « est pour tout ce qui oeuvre à plus de démocratie ».

Ali Yahia Abdenour, catégorique, indique pour sa part que ce sont pas moins de cinq constitutions qui ont été votées depuis 45 ans et qu'elles « n'ont pu changer la nature du pouvoir ». Il ajoutera que la constitution de 1996 a été pourtant positive sur plusieurs plans.

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MilianaVille
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PostPosted: Fri 4 Apr - 22:36 Reply with quoteBack to top

A l'heure où je poste mes photos, il y a un documentaire sur l'unique

Si Mohamed qui perd son enfant.. harrag... pleure son fils !
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Quelques photos...
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Et pour terminer... les décideurs... et ceux qui invitent (gens de la télé) sont sur des fauteuils en velours.. les invités sur des estrades... et ils se permettent de nous donner des leçons sur la VIE !

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MilianaVille
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PostPosted: Wed 9 Apr - 00:08 Reply with quoteBack to top

Mardi 08 avril 2008
Oran, Les corps de 6 harraga repêchés à Béthioua
par K. Assia

Les cadavres de six personnes, âgées approximativement entre 25 et 40 ans, ont été repêchés, hier, par les éléments des gardes-côtes à l'entrée du port de Béthioua, dans la wilaya d'Oran.

En effet, il était environ 11 h 40, lorsque les gardes-côtes de Béthioua, qui se trouvaient en patrouille dans les environs, ont découvert les six cadavres flottant sur l'eau. Il s'agit, selon toute vraisemblance, des corps de candidats à l'émigration clandestine. Cette macabre découverte vient confirmer, encore une fois, une dure réalité à laquelle sont confrontés les services chargés de lutter contre ce phénomène. D'après les premiers éléments des investigations, les corps des victimes n'étaient pas dans un état de décomposition, ce qui confirme l'hypothèse que la mort remonte à quelques jours seulement. Il s'agit probablement de harraga qui auraient tenté l'aventure, mais pour lesquels, par malchance, les choses ne se sont pas déroulées comme ils l'espéraient. Selon les services des gardes-côtes, les identités des victimes n'ont pas encore été identifiées, ni leurs nationalités d'ailleurs. En attendant de nouveaux éléments, leurs dépouilles ont été déposées à la morgue de l'hôpital d'El-Mohgoun.

Cependant, cette affaire soulève plusieurs questions. Ces victimes font-elles partie d'un groupe de harraga qui auraient également péri en mer, mais dont les corps n'ont pas encore été rejetés ? Dans ce cas, quel était au départ le nombre total des candidats à l'émigration clandestine qui avaient pris la mer avec ce groupe ? Combien d'embarcations avaient pris le départ et de quelle plage ? Autant de questions que seules l'identification des victimes et l'enquête diligentée par les services de sécurité pourraient élucider. Chose qu'on ignore, pour l'instant, le mystère qui entoure cette macabre découverte reste entier.

Il faut dire ces « suicidaires » à la recherche d'un éden continuent à alourdir la liste des harraga portés disparus et des cadavres repêchés. A titre d'exemple, l'année 2007 est considérée comme une année particulièrement meurtrière pour les candidats à l'émigration clandestine. Selon un bilan du commandement des forces navales algériennes, au total 83 corps sans vie ont été repêchés durant l'année 2007. Un chiffre en constante croissance si l'on tient compte des bilans des années 2006 et 2005 et où 29 et 73 cadavres ont été respectivement repêchés. Face au problème des corps sans vie, celui des portés disparus qui se chiffre à plusieurs centaines eu égard au nombre de dossiers déposés par les familles au niveau des services de rétablissement des liens familiaux dépendant du Croissant-Rouge algérien et dont la mission est d'aider ces familles à retrouver la trace de leurs enfants. Du côté du commandement des forces navales, 60% des corps repêchés qui étaient dans un état décomposition très avancée, n'ont pas encore été identifiés. Au cours de l'année 2007, 1.530 harraga ont été arrêtés en Algérie dont 1.485 sont des Algériens. Ces arrestations, rappelons-le, englobent l'arraisonnement en mer (1.377 personnes) et le débarquement au niveau du port (153).

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caramel
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Joined: 08 Jan 2008
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PostPosted: Wed 9 Apr - 16:51 Reply with quoteBack to top

jusqu'à quand l'Algérie va t elle perdre SES ENFANTS ???????

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Last edited by caramel on Wed 9 Apr - 18:01; edited 1 time in total
Kary


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Joined: 02 Apr 2008
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Localisation: Nancy

PostPosted: Wed 9 Apr - 17:58 Reply with quoteBack to top

C'est  malheureux, la jeunesse algérienne est complètement oubliée et marginalisée.  

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Lorsque l'heure du paradis arrivera, chaque âme reconaitra alors l'oeuvre qu'elle a faite.
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